La confidentialité, mais pourquoi?

La confidentialité vise à promouvoir l’existence d’une relation de confiance de sorte que la résidente et/ou usagère ne craigne pas de se confier et de se faire aider.

 

La Maison tend à établir une politique de sécurité applicable à toutes les employées, bénévoles et membres afin de se protéger des conséquences négatives liées à la situation des femmes que nous accompagnons.

 

La communauté francophone du Grand Toronto représente à ce jour 5% de la population Ontarienne. Bien que croissante, cette communauté reste un groupe minoritaire dans lequel chacun(e) est amené(e) à côtoyer les mêmes infrastructures, bénéficier des mêmes services et participer aux mêmes événements. Ce caractère, certes convivial et identitaire, augmente considérablement les risques de stigmatisation et de traçabilité pour les femmes et les enfants francophones que nous soutenons.

Quelles sont les conséquences possibles ?

 

Un dangereux « bouche à oreille » Lors d’un événement ou en groupe, vous divulguez l’une de nos adresses. Et peut-être, qu’à ce moment précis, vous venez de permettre à un abuseur de retrouver une résidente et/ou usagère et de la mettre en danger, ainsi que sa famille et le personnel de l’organisme. Ce que nous risquons : vandalisme, effractions, harcèlements, menaces, intimidations, agressions, fémicide.

 

Le facteur stigmatisant : Vous ressentez le besoin de parler de la situation d’une résidente et usagère, et sans mauvaises intentions, vous le partagez en extérieur. Ce que vous ne savez pas, c’est que dans le groupe se trouve une connaissance de cette femme qui s’empressera de communiquer sa situation, initialement secrète, au sein de son entourage. Ce que nous risquons : marginalisation, vulnérabilité, rupture du lien social, difficulté d’intégration, isolement, syndrome de persécution.

 

Le discrédit : Toujours en extérieur, toujours en groupe, vous faites des confidences au sujet d’une résidente et/ou usagère que vous côtoyez. Malheureusement, une ancienne usagère ou résidente, un(e) membre de l’un de nos organismes partenaires, une future usagère est présent(e) et fait remonter votre indiscrétion au sein de son réseau. Ce que nous risquons : la fin du rapport de confiance, une mauvaise image, la perte d’usagères potentielles, décourager une femme d'aller chercher de l'aide ou des ressources, le défaut de professionnalisme.